C’est sous la conduite de M. Perez, chef d’unité des infrastructures en eau potable au sein du service des eaux, que les élèves ont découvert le long chemin que parcourt l’eau avant d’arriver au robinet. La visite a permis aux collégiens d’appréhender concrètement les grandes étapes de la production d’eau potable : le captage de l’eau brute, les différentes étapes de filtration et de traitement, les contrôles de qualité réalisés en lien avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), puis le stockage et la distribution vers les foyers.
L’un des temps forts de la matinée a porté sur la question centrale : comment garantir que l’eau qui coule dans nos robinets est bien potable ? M. Perez a détaillé les systèmes de filtration mis en œuvre sur le site de la Combe Salinière, mais aussi les protocoles de surveillance permanente qui encadrent la production. La collaboration étroite avec l’ARS, qui assure les contrôles réglementaires indépendants, a particulièrement retenu l’attention des élèves.
Les jeunes visiteurs ont également pu mesurer l’ampleur du travail réalisé en coulisses : analyses régulières, ajustements des traitements, surveillance des réseaux… Un travail invisible mais indispensable, 24h/24, 365 jours par an.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du projet « Gouttes de roches », porté par l’équipe enseignante du collège Lo Trentanel, et notamment par le professeur de SVT à l’origine de cette demande. Croisant plusieurs disciplines – sciences de la vie et de la Terre, géographie, mathématiques, physique-chimie, ce projet vise à mieux comprendre le cycle local de l’eau, l’impact des activités humaines sur la ressource et les enjeux du changement climatique à l’échelle du territoire. La visite de la Combe Salinière vient ainsi nourrir concrètement les apprentissages menés en classe, en donnant à voir les interactions entre la géologie locale, la ressource en eau et les solutions techniques déployées pour la rendre disponible et sûre.
Cette matinée n’est pas un cas isolé. La Direction de l’Eau accorde une importance particulière à l’ouverture de ses installations au public, qu’il s’agisse d’adultes ou de scolaires. Une démarche qui répond à plusieurs enjeux essentiels.
Il s’agit d’abord de faire connaître les métiers de l’eau : techniciens de réseau, agents d’exploitation, responsables de station de traitement… des professions qui recrutent et qui méritent d’être mieux connues des jeunes générations.
C’est aussi l’occasion de valoriser un travail souvent invisible : derrière chaque coup de robinet se cachent des heures de travail, des kilomètres de canalisations, des équipements sophistiqués et des équipes mobilisées en permanence pour garantir la continuité du service.
Enfin, et peut-être surtout, c’est un moyen concret de sensibiliser à la fragilité de l’eau en tant que bien commun. Dans un département comme l’Hérault, soumis à des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, comprendre d’où vient l’eau et ce qu’il faut pour la produire, c’est déjà un premier pas vers des comportements plus responsables.
Cette initiative fait suite à une autre visite pédagogique organisée récemment sur le captage de l’Aumède, cette fois à destination des élèves de l’école primaire de Saint-Bauzille-de-la Sylve. Deux niveaux scolaires, deux publics différents, mais un même objectif : tisser, dès le plus jeune âge, un lien entre les habitants du territoire et leur eau.
Le service des eaux entend poursuivre et développer cette dynamique d’accueil et de médiation, convaincus que la connaissance est le premier levier de la préservation de cette ressource vitale.


